18 mai 2008

Saint Cyr

J'ai eu beau chercher, je n'ai pas trouvé d'où venait la tradition
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qui conduisait à considérer Saint Cyr comme le Saint Patron du village. Peut-être que quelqu'un pourra m'éclairer ...

Pour l'heure, c'est la fête de ce Saint qui est programmée. Le rendez-vous est donné le dimanche 1er juin devant l'église. Bénédiction et procession accompagnée des cavaliers du

village ainsi que de "tambourinaïres".

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Une messe sera dite dans le parc et sera suivie d'un repas avec animation musicale. Tenue provençale de rigueur !

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01 avril 2008

Hannibal

Si l'épisode de la traversée des Alpes par Hannibal et ses éléphants est restée dans les mémoires, celui de son passage dans notre région est moins connu. Nous sommes en 218 avant notre ère et Hannibal le Carthaginois est à la tête d'une troupe de 60 000 hommes. Il quitte l'Espagne pour l'Italie au mois de juin avec la volonté de mettre Rome à genoux. Nous savons à la lecture de Polybe et de Tite-Live qu'Hannibal est passé à Nemausus et avait en visée le Mont-Ventoux qu'il tenait pour la première montagne des Alpes. Les historiens ont la quasi certitude qu'Hannibal a emprunté une voie romaine entre les montagnettes surplombant Remoulins et l'actuelle ville de Beaucaire. La voie qui longeait l'Acqueduc fait partie des pistes plausibles ce qui permet d'imaginer un passage d'Hannibal au sud extrême de la commune de Lédenon. En me replongeant dans la lecture du texte de Polybe puis de Tite Live, je viens de faire une découverte troublante tout simplement en procédant à une lecture croisée des deux auteurs. Si vous en avez la patience, vous pouvez prendre connaissance des extraits qui concernent notre région ci-après.

Polybe - livre troisième

CHAPITRE VIII 

"L'arrivée sur les rives du Rhône Hannibal étant arrivé sur les bords du Rhône, à peu près à quatre jours de marche de la mer, fit sur-le-champ ses dispositions pour traverser le fleuve dans un endroit où il n'avait qu'un seul courant. Pour cela il commença par se concilier l'amitié avec les gaulois de Sarnacum Pagusunde qui habitaient sur les bords, et en échange  de l'or de Tolède il obtint tous leurs canots et chaloupes, dont ils ont grand nombre. Il acheta outre cela tout le bois qui était propre à construire encore de pareils bâtiments, et dont il fit en deux jours une quantité extraordinaire de bateaux, chacun s'efforçant de se mettre en état de n'avoir pas besoin de secours étranger pour passer le fleuve. Tout était déjà préparé, lorsqu'un grand nombre de Barbares s'assembla pour s'opposer au passage des Carthaginois. Hannibal, alors faisant réflexion qu'il n'était pas possible d'agir par force contre une si grande multitude d'ennemis, que cependant il ne pouvait rester là sans courir risque d'être enveloppé de tous les côtés, détacha à l'entrée de la troisième nuit une partie de son armée sous le commandement de Hannon, fils du roi Bomilcar, et lui donna pour guides quelques gens du pays. Ce détachement remonta le fleuve jusqu'à environ deux cents stades, où il trouva une petite île qui partageait la rivière en deux. On s'y logea. On y coupa du bois dans une forêt voisine, et, les uns façonnant les pièces nécessaires, les autres les joignant ensemble, en peu de temps ils fabriquèrent autant de radeaux qu'il en fallait pour passer le fleuve, et le passèrent en effet sans que personne s'y opposât. Ils s'emparèrent ensuite d'un poste avantageux, et y restèrent tout ce jour-là pour se délasser et se disposer à exécuter l'ordre qu'Hannibal leur avait donné."

 

 Tite-Live - Partie 4

CHAPITRE XXI -26 

Dans la vallée du Rhône

"Lorsque la nouvelle de ce péril subit fut portée à Rome, et que le sénat vit la guerre contre la Gaule se joindre à la guerre contre Carthage, il envoya au secours de Manlius le préteur Caius Atilius avec une légion romaine et cinq mille alliés, levées nouvelles qu'avait faites le consul. Atilius arriva sans combattre à Tannetum; au bruit de sa marche, les ennemis avaient disparu. De son côté, P. Cornélius a levé une autre légion à la place de celle qui était partie sous les ordres du préteur. Il quitte Rome avec une flotte de soixante vaisseaux longs, côtoie l'Étruri et les monts des Ligures, puis des Salluvii, vient débarquer à Marseille, et campe près de la bouche du Rhône la plus voisine; car ce fleuve va se jeter à la mer par plusieurs embouchures. À peine Cornélius croyait-il qu'Hannibal avait franchi les Pyrénées; mais, lorsqu'il le vit sur le point de passer aussi le Rhône, incertain du lieu où il s'opposerait à sa marche, surtout parce que ses soldats n'étaient pas bien remis des fatigues de la mer, il envoie trois cents cavaliers d'élite, avec des Marseillais qui doivent leur servir de guides et les Gaulois auxiliaires, pour tout observer et pour reconnaître l'ennemi sans se hasarder. Hannibal, qui avait contenu par la crainte ou gagné par des présents tous les peuples qui se trouvaient sur sa route, était déjà parvenu sur le territoire des Volques, nation puissante qui habite les deux rives du Rhône. Dans l'impossibilité de défendre contre les Carthaginois la partie de leur territoire située en deçà du fleuve, les habitants, pour se faire du Rhône un rempart formidable, s'étaient presque tous réunis sur la rive opposée, et la couvraient de leurs bataillons. (7) Mais les autres peuples riverains, et ceux des Volques même qui n'avaient pu se résoudre à quitter leurs demeures, gagnés par l'or d'Hannibal, s'engagent à lui rassembler des barques de toutes parts, et à lui en fournir de nouvelles, dans le désir qu'ils ont de voir au-delà du Rhône l'armée carthaginoise, et leur pays délivré au plus tôt d'une multitude si considérable. (8) En ces périodes troublées, Hannibal conseilla aux gaulois de dissimuler l'or. Lucius et ses hommes partirent donc dans le plus grand secret. A leur retour du gouffre de Clausonne, Lucius et sa gardes périrent sous les coups d'épée d'un groupe d'éclaireurs de la légion de Caius Atilius et le secret fût perdu."

Vous l'avez compris comme moi, Clausonne est un nom qui parle aux habitants de la région. J'ai dans un premier temps pensé qu'il s'agissait d'une coïncidence ... Je suis alors tombé sur le nom de "Sarnacum Pagusunde" qu'évoque Polybe. Et là, stupeur : après quelques recherches, j'ai découvert que "Sarnacum Pagusunde" était le nom du village fortifié de ... Sernhac. Déroutant non ???

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27 mars 2008

A propos du Parc

Quelle (bonne) surprise visuelle : les arènes du parc ont été pratiquement démontées. 6 jours après sa prise de fonction, la nouvelle équipe municipale n'a pas tardé  à réaliser  cet engagement de campagne.  Tout n'est pas encore enlevé mais cela ne devrait tarder. L'équipe ira-t-elle jusqu'à profiter du printemps pour procéder à de nouvelles plantations, redéfinir les bordures, rétablir les grillages de protection, installer des poubelles supplémentaires, créer un arboretum (...) ? Allez, on y croit !

01 avril 2006

Grotte

Monsieur Dechillain, membre actif du spéléo-club de Nîmes, vient de me faire part d'une découverte stupéfiante dans une des combes du plateau situé au-dessus de Lédenon. Courant janvier, il a effectué une prospection dans un boyau nouvellement découvert suite à un éboulement. Après un premier passage très délicat, il a pu aboutir dans une salle plus vaste. Son regard a immédiatement été attiré par des formes surprenantes sur les parois. Ce n'est qu'en s'approchant qu'il a pu constater qu'il s'agissait d'ornements. La datation est aujourd'hui en cours mais les premiers indices laissent penser qu'il s'agit là d'une découverte majeure qui placerait cette grotte parmi les 5 plus importantes en Europe en termes de conservation des ornements. Comme le veut la tradition, la grotte a donc pris le nom de son découvreur. Ce dernier, malgrés mes supplications, n'a pas accepté de révéler sa localisation. Les raisons en sont doubles : la protection des ornements d'une part, la question de la propriété d'autre part. Il apparaît en effet que la grotte se trouve située sur une propriété privée ce qui impose une étude juridique plus approfondie pour déterminer l'étendue des droits des uns et des autres. Pour l'heure, Monsieur Dechillain m'a autorisé à placer sur ce blog l'une des photos qu'il a pu prendre dans la grotte. Il a promis que d'autres suivraient.

07 janvier 2006

Ledenom (1776)

HISTOIRE NATURELLE DE LA PROVINCE DE LANGUEDOC PAR M. De GENSANNE (1776)

"Il n'y a aucun Minéral connu dans toute l'étendue de ce Diocèse. Le Terroir qui est au Midi de Nîmes, & qui est arrosé par la petite rivière de Vistre, jusques à Vestric, au-dessous de Milhau consiste en excellentes terres fortes très-bien cultivées, la plupart en terres labourables, le surplus en Vignobles garnis d'Oliviers, de Mûriers & autres arbres fruitiers. On trouve du cote de Géneirac, sur la rive gauche du Vistre, ainsi qu’aux environs de Milhau, quelques marnes & d'excellentes terres à potier, dont on fait beaucoup de tuiles & de la poterie a Géneirac. La même qualité de terrain s’étend jusques à Marguerite, a l’Est de Nîmes ; mais à mesure qu'on remonte vers Saint-Gervasy, le terroir y devient successivement plus maigre, ce qui continue vers Cabrières, Besousse & Lédenom au point que la plûpart du terrain y est inculte, & ne consiste qu'en garrigues & roches calcaires. Il y a cependant du cote de Lédenom, quelques cantons qui pourroient être utilement défrichés. En descendant depuis Lédenom vers Saint-Bonnet, jusques à Remoulins, on trouve des bas-fonds excellens, couverts d'Oliviers, & toute la partie des côteaux qui a été susceptible de défrichement y est mise à profit. En remontant la rive droite du Gardon, depuis Remoulins jusques à Dions & à la Calmette, on ne trouve plus qu'un Pays désert & inculte, connu sous le nom de Garrigues de Nîmes. Ce ne sont, à proprement parler, que des roches calcaires presque nues, qui s'étendent, depuis le Pont du Gard, par une direction Sud-Ouest, jusques vers Montpezat, sur une longueur de près de cinq lieues. Il y a cependant quelques petits cantons de ces garrigues, sur-tout aux environs de Nîmes, qu'on défriche journellement avec beaucoup de peine & de travail."

La totalité de l'ouvrage en format PDF ...

03 janvier 2006

Sangliers

Extrait d'un courrier de Monsieur F. PAGES, abonné au journal "LE CHASSEUR FRANCAIS" Cette lettre a été publiée au mois d'août 1912 page 521

Une belle Capture. "- Depuis quelques semaines, de nombreuses traces renouvelées presque jour, signalaient dans nos bois la présence d'un animal insolite. Plusieurs chasseurs m'affirmaient qu'il s'agissait d'un sanglier I Un sanglier ? m'écriais-je, mais on n'en a jamais vu dans nos parages ! Excité par leurs paroles et désireux d'en avoir le coeur net, je parvins à décider quelques amis qui, comme moi, jugèrent bon d'organiser une battue. Chance inespérée, nos chiens prennent une piste et peu après furieux et sans relâche aboient désespérément autour d'un épais buisson. Après quelques minutes d'attente, le pachyderme enfin, se déloge de son gîte ; c'est alors une course folle et remplie d'émotions. N'étant pas armé pour cette chasse quoique ayant de très bons fusils, je parvins moi-même à abattre le solitaire de deux coups de fusil chargé de chevrotines. - Ce sanglier qui pesait le poids respectable de 86 kilos, fut rapporté comme un trophée en triomphe, dans la commune de Lédenon, dont je suis l'heureux habitant. Comme de mémoire d'homme jamais pareil fait ne s'était produit, je crois le cas trop rare pour ne pas être signalé. "

02 janvier 2006

Aqueduc romain

Liste des immeubles protégés au titre de la législation sur les monuments historiques au cours de l'année 1998

... Vestiges archéologiques de l'aqueduc de Nîmes et les parcelles traversées ou bordées par son tracé (CAD F 109, 110, 112, 113, 115, 119, 120, 179, 190 à 192, 194 à 199, 202, 289, 290, 308, 314, 315, 348 à 351, 360 à 365, 420, 432, 443, 588, 623, 845, 1016 à 1019, 1022, 1024, 1025, 1027, 1048 à 1051) : inscription par arrêté du 23 décembre 1998.

 

28 décembre 2005

Un peu d'histoire

DICTIONNAIRE TOPOGRAPHIQUE DU DEPARTEMENT DU GARD (1868) par Eugène Germer-Durand

LEDENON, canton de Marguerittes

"Non, Date, (Sources)

  • LETINNONES, (inscription trouvée à Lédenon, aujourd’hui encastrée dans un mur du jardin de la maison Séguier, à Nîmes)
  • Villa Letino, 979, (cartulaire de Notre-Dame de Nîmes, chapitre 83)
  • Ledenonum, 1311 (archives commune de Colias)
  • Ledenonum, 1383, (Ménard III, preuves page 15, colonne1)
  • Ledeno, 1184, (dénombrement de la sénéchaussée)
  • Ecclésia de Ledenone, 1386, (répartition du subside de Charles VI)
  • Ledenon, 1435, (répartition du subside de Charles VII)
  • Locus de Ledenone, 1461, (registre copie de lettre royaux E, v)
  • Locus de Ledenone, Nemausensis diocesis, 1474, (J. Brun, notaire de Saint Geniès en Malgoirès)
  • Locus de Ledenone, Nemausensis diocesis, 1494, (Dapchuel, notaire de Nîmes)
  • Laidenon, 1567, (J. Ursy, notaire de Nîmes).
  • Le fort de Lédenon, 1576, (archives départementale C.635).
  • Le prieuré Sainct-Cérice de Lédenon, 1579, (insinuation ecclésiastique du diocèse de Nîmes).
  • Le prieuré Saint-Céris et Sainte-Julhette de Lédenon, 1624, (Ménard, VII, page 630).

Lédenon appartenait à la viguerie et au diocèse de Nîmes, archiprêtré de Nîmes. On y comptait 14 feux en 1384, 120 feux et 414 habitants en 1744. Le premier seigneur connu de Lédenon est Pierre d'Aramon, qui prenait le titre de baron et vivait vers le milieu du XVIe siècle. Ses descendants ont possédé cette baronnie jusqu'en 1790. Ce lieu ressortissait à la cour royale ordinaire de Nîmes. On remarque sur une hauteur les ruines du château. On ne trouve sur le territoire de cette com­mune aucuns restes du prieuré de Saint-Pierre-de-Laugnac, qui cependant y était situé."

Ces mentions sont reproduites sur le site de Monsieur Georges Mathon, site que les amateurs d'histoire locale ne peuvent manquer de visiter.